Votre enfant fait des « caprices » à table ?

chokadelika-enfants-caprices-table


Quoi de plus simple que de nourrir son enfant ? Il suffit de remplir son assiette de bonnes choses. Hélas, il a souvent des idées très arrêtées sur ce qu’il veut manger. Voici quelques pistes pour déjouer ses petites manies.

Il refuse de goûter à son plat
S’il fait la grimace devant un plat qu’il ne connaît pas, ne tentez pas de le forcer, cela risquerait de le bloquer à tout jamais. Essayez de lui présenter, plus tard, sous une autre forme, plus ludique. Mais s’il refuse systématiquement de manger ce qu’il y a sur la table, sous prétexte que ce n’est ni “des coquillettes jambon” ni “du riz poisson pané”, ne lui préparez pas un autre menu. Il mangera mieux au repas suivant. Le chantage au dessert n’est pas une bonne solution, car cela risquerait de le dégoûter des plats salés et d’augmenter son attirance pour le sucré.
Il faut l’inciter autant que possible à diversifier son alimentation. En contrepartie, vous pouvez cuisiner, une fois par semaine, le repas qu’il aime le plus. Mais, si décidément il ne touche à rien d’autre que le riz ou les pâtes, rappelez-vous que la monotonie alimentaire n’est pas grave tant qu’elle est transitoire. Cependant, veillez à bien compléter ses apports nutritionnels en fibres (fruits, céréales…) et en protéines (jambon, poulet, œufs, produits laitiers…). Il est également important qu’il consomme suffisamment d’aliments riches en fer, en particulier les enfants de moins de trois ans, et en calcium.

Il veut une boisson sucrée à table
A table, l’eau est la seule boisson indispensable. Les boissons peu sucrées peuvent être offertes aux autres moments de la journée. Et les boissons sucrées doivent être réservées à des occasions exceptionnelles.
C’est une règle qu’il est bon d’adopter rapidement, car leur apport en sucre, en plus du ketchup qu’il met sur tous ses aliments, finit pas faire beaucoup de calories sucrées !
Cependant, comme le “non” absolu mène souvent à des conflits et parfois à des blocages alimentaires, mieux vaut apprendre à faire le tri entre les refus. Dans cet exemple, mieux vaut dire “oui” au ketchup à condition que vous régliez vous-même les doses, car une cuillère à soupe de ketchup apporte environ six fois moins de sucre qu’une canette de soda sucré.

Il boude les légumes
C’est la croix et la bannière pour lui faire avaler haricots verts, courgettes et chou-fleur ?
Pas de panique, il existe une grande variété de légumes. Il appréciera peut-être ceux qui ont un goût légèrement sucré : carottes, betteraves, potiron, panais. Ou encore les plus amusants à manger comme les artichauts qu’on effeuille, les asperges qu’on trempe dans une vinaigrette avec les doigts ou les épis de maïs qu’on grignote.
Et puis, variez les recettes. Les légumes, on peut les manger en gratin, purée, poêlée, soufflé, potage…
Même si vos plats de légumes ont du mal à trouver des amateurs, n’abandonnez pas ! Vous voir en manger finira par lui donner envie ou en tout cas un repère alimentaire. D’ici là, une excellente alternative est de miser sur les fruits, riches en vitamines et en fibres.

Il laisse la viande
C’est une habitude assez fréquente surtout avec la viande rouge. Premier petit rappel : un enfant n’a pas besoin de manger de la viande à chaque repas. Une fois par jour, ça suffit. Ensuite, s’il refuse son steak de bœuf, à la fois riche en protéines et en fer, inutile d’insister. Moins vous vous braquez, plus il y a de chance qu’il y goûte à nouveau plus tard. Une astuce : la lui proposer sous d’autres formes (hachée, en sauce, en hachis, ou en hamburger « maison »…). Sinon, essayez d’autres viandes, pour les protéines, il n’y a que l’embarras du choix : poulet, porc, dinde, etc.
Sans oublier les œufs, le poisson, le jambon mais aussi les fruits de mer. Tous constituent d’excellentes sources de protéines et de minéraux. Pensez aussi aux sources complémentaires (légumes secs, boudin, sans compter les nombreux aliments enrichis en fer).

Il n’aime plus le lait
Il est assez fréquent que les enfants disent cela, surtout lorsqu’ils abandonnent leur biberon. En attendant qu’ils se fassent à leur nouvelle boisson -du lait dans une tasse- proposez-leur d’autres produits laitiers (yaourts, fromages blancs, fromages, boissons végétales supplémentées en calcium, etc.) que vous inscrirez à trois de leurs repas, pour qu’il ait leur ration de calcium.
En complément, utiliser le lait dans des préparations salées ou sucrées est un bon compromis : quiches, purées, sauce Béchamel, crêpes, flans, milk-shakes, smoothies… Sans oublier les plats avec du fromage, autre source importante de calcium : salade de tomates mozzarella, gratins, pizzas, croque-monsieur, soufflés etc. Cependant, veillez à modérer leur consommation car ils sont riches en matières grasses.

Il ne finit pas son assiette
Prudence, s’il vous dit qu’il n’a plus faim, il ne s’agit peut-être pas d’une feinte. Pour vérifier que ce n’est pas une tactique pour délaisser ses légumes verts, vous pouvez ruser en l’informant qu’il n’aura pas de dessert puisqu’il n’a plus faim. C’est un bon test !
En revanche, les chantages comme “encore une petite cuillère pour me faire plaisir” ou “termine ton assiette, tu seras gentil” sont à éviter. Cela charge la nourriture d’un rapport affectif qui n’a pas lieu d’être et qui risque de compliquer les rapports de l’enfant avec l’alimentation en général. Encore une chose : n’oubliez pas qu’un enfant qui va bien ne se laisse jamais mourir de faim.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s