Les bienfaits de l’air de la montagne

Quel plaisir de respirer l’air pur et vif de la montagne ! Il fouette notre visage, il s’engouffre dans nos poumons, autant de sensations agréables. Mais notre corps, lui, aime-t-il vraiment ce changement ? Testez vos connaissances avec les affirmations suivantes !

Le grand air de la montagne, c’est bon pour la santé
Vrai.
S’il y a bien un endroit où l’air est pur, c’est la montagne. Nous respirons chaque jour 6 000 litres d’air.
La zone d’échange gazeux de notre appareil respiratoire représente une surface de 80 à 90 m2.
Or, la plupart d’entre nous est confrontée toute l’année à la pollution urbaine. Lorsque l’air est pollué, certains polluants, notamment l’ozone, entrent massivement dans nos poumons. Les conséquences d’une telle pollution sont principalement médicales : recrudescence de divers problèmes respiratoires, tels que l’irritation des bronches, l’asthme, les picotements et les sensations d’irritation des yeux, la toux, les sensations de gêne respiratoire.
Certaines personnes sont plus vulnérables : les jeunes enfants, plus sensibles que les adultes à n’importe quelle forme de pollution atmosphérique car leur appareil respiratoire est immature, les personnes souffrant de problèmes respiratoires (patients asthmatiques, sujets allergiques et insuffisances respiratoires chroniques), car leurs muqueuses respiratoires sont déjà sensibles, et enfin les personnes âgées, car leurs défenses immunitaires sont diminuées.

Il stimule l’appétit
Faux.
Ce sont plutôt d’autres facteurs qui, en augmentant vos dépenses énergétiques, attisent votre appétit :
le froid et l’exercice physique. En effet, alors que les températures extérieures varient en fonction des saisons, notre température corporelle, elle, doit demeurer pratiquement constante. Pour assurer sa thermorégulation (régulation de sa température pour la maintenir constante entre 37 et 37,5 °C), notre corps doit parfois accroître ses dépenses énergétiques.
Si, dans les conditions habituelles, ces dépenses sont négligeables, en altitude, où les conditions sont plus extrêmes, une exposition prolongée au froid associée à une activité physique soutenue, peut les augmenter de manière significative. Ainsi, en faisant du ski, des randonnées ou des descentes en luge, vous vous dépensez plus. Pensez alors à emporter de petits en-cas énergétiques (barres céréalières, biscuits, fruits secs…) et à boire régulièrement pendant et après l’effort de façon à vous hydrater suffisamment.

Il ravive le teint
Vrai.
Le derme est richement vascularisé par un réseau de vaisseaux sanguins aussi fins que des cheveux, d’où leur nom de capillaires ; ceux-ci nourrissent l’épiderme et assurent les échanges thermiques entre l’organisme et le milieu extérieur, ainsi que la circulation d’éléments nutritifs essentiels (oxygène, diverses protéines…). Quand l’épiderme entre en contact avec des températures négatives, il y a choc thermique. Conséquence : les vaisseaux du visage se dilatent et la peau rougit. D’où un effet “ bonne mine ”.
Mais, en fait, moins bien oxygénée, la peau résiste mal à toutes ces perturbations climatiques, qui l’obligent à accomplir des prouesses d’adaptation. Il est donc conseillé d’opter pour des soins qui apportent aux peaux fragilisées une protection et un confort maximum durant la saison froide.

Il augmente la circulation sanguine
Vrai.
Avec l’altitude, l’air se raréfie et donc la quantité d’oxygène disponible diminue. Conséquence : le sang a plus de mal à se charger en molécules d’oxygène. La parade consiste alors à augmenter la vitesse à laquelle le sang est transporté. Le débit cardiaque s’élève donc, principalement grâce à une augmentation de la fréquence cardiaque. L’élévation de celle-ci est perceptible au repos et à l’exercice. Si vous faites un footing en altitude, votre fréquence cardiaque sera plus élevée. Après quelques jours, ces paramètres circulatoires se stabilisent puis diminuent, pour finalement retrouver des valeurs proches de celles observées à basse altitude.

Il dessèche la peau
Vrai.
Cela est dû aux conditions climatiques rencontrées à la montagne : air sec, intensité du rayonnement solaire… Elles contribuent à augmenter les risques de déshydratation, de dessèchement et de réactions cutanées. Donc, redoublez de vigilance en nourrissant votre peau de l’extérieur (crèmes, contre le dessèchement et les rayons solaires), mais aussi de l’intérieur (buvez de l’eau, pour éviter la déshydratation, sans oublier les fruits et légumes ainsi que les produits laitiers).

Il trouble le sommeil
Vrai.
En général, c’est le cas seulement les premiers jours. C’est en fait l’altitude qui, chez certaines personnes, est à l’origine de ce phénomène. La quantité d’oxygène disponible étant moins grande, l’organisme “compense” en modifiant le rythme cardiaque pour amener plus d’air et ainsi maintenir le taux d’oxygène dont il a besoin.
Ce changement tend à limiter le déséquilibre de l’organisme et il faut plus ou moins de temps pour que celui-ci s’adapte. Mais, si la montagne “excite” petits ou grands (ce qui rend leurs premières nuits souvent agitées), tout devrait rentrer dans l’ordre en quelques jours. Et vous passerez tous de bonnes nuits de sommeil, fatigués par vos journées au grand air, détendus, sereins, avec un esprit libéré de tout sujet de préoccupation, obstacle à l’endormissement.

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